
Nous passons la journée à préparer notre départ pour la Mongolie et révisons notre itinéraire.
Nous voulions faire une boucle vers le nord-ouest de la Mongolie (Khövsgöl et Arkhangay) mais les faibles T°C (et feedback des personnes que nous croisons qui en reviennent) nous en découragent.
Nous envisageons davantage de visiter les régions d'Arkhangay, Övörkhangay, Ömnögov (du centre ouest au sud, jusqu'au désert de Gobi) et pourquoi pas de rajouter quelques jours à cheval.
Notre programme aura encore le temps d'évoluer en fonction des rencontres ou infos que nous aurons à UB.
A 22h le Transmongolien, nous attendait.
Rouler de jour est déjà sportif en Russie mais alors de nuit...heureusement que l'auberge n'était pas trop loin de la gare, car je n'aurai pas donné cher de notre peau.
Comme avec Claudine & Olivier, nous attendons avec impatience l'annonce de notre train et son quai pour savoir s'il va falloir qu'on porte les vélos.
Voilà que Mulot&Tornado se transforment à présent en pachas ! C'est à nous de les transporter...y'a quelque chose qui cloche, non !? ;-)
Bingo, quai n°3, il faut passer par le souterrain de la gare, descendre et remonter les escaliers (à la russe, comme on les connait, bien longs et sans rampe) avec la foule qu'on peut imaginer un jour de soldes...
On retrouve Thomas, un Allemand qui était à l'auberge avec nous et qui prend le même train, qui nous propose son aide. Puis un Russe, au physique un peu particulier, intrigué par nos vélos, nous vient également en aide. Nous voyant un peu transpirer avec Thomas pour monter les escaliers, le Russe nous écarte et en moins de 2, attrape Mulot sous son bras et grimpe les marches. Il venait de se porter à bout de bras pas loin de 40kgs...
(Je dois avouer que Mulot a un peu grossi, depuis le Paris-Marseille et a fait quelques réserves).
Est venu le moment, le plus attendu de la journée, la négociation avec l'hôtesse de train (avec l'amabilité russe qu'on lui connait) pour embarquer Mulot&Tornado.
Elle veut encore une fois qu'on les plie...
Je ne sais pas comment sont faits les vélos russes, mais apparemment ils ne savent pas qu'il est impossible de plier un VTT !
Phil lui montre notre bonne volonté en démontant les roues, mais cela ne lui suffit pas.
Cerise sur le gâteau, nous tombons sur un groupe de retraités français qui vont prendre le même train que nous. Les remarques commencent à fuser sur le quai « mais ils ne vont pas mettre leurs vélos dans le train ?! Nos bagages d'abord ! »
Le Français dans toute sa splendeur...c'est impressionnant ce que l'effet de troupeau rend encore plus c.. un individu !
La montre tournant, nous nous empressons de monter Mulot&Tornado dans le train. L'hôtesse du train, quelque peu prise au dépourvu, se décida à nous ouvrir encore une de ses fameuses « porte cachée ». Elle nous fît redescendre Mulot&Tornado pour les remonter à l'autre bout du wagon, où ils ont pu voyager comme des rois.
Moralité de l'histoire : rien ne sert de stresser, l'hôtesse se met toute seule la pression à la dernière minute, ne voulant pas retarder le départ du train, elle trouve toujours une solution très confortable pour nos compagnons.
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