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Alors, c'etait comment la mongolie?

Petit lexique sur la Mongolie :

 

-          Paris-UB : 7 047km

 

-          Altitude moyenne : 1 580m

 

-          Superficie 3fois plus grande que la France, pour 2 000km d’asphalte seulement, on emprunte des pistes la plupart du temps (et quelles pistes !)

 

-          Monnaie : le Tögrôg (prononcé Tougrik, 1€=2000T, on a l’impression d’être millionnaire en sortant de la banque !)

 

-          256j d’ensoleillement par an (limite mieux qu’en PACA)

 

-          UB est la capitale la plus froide au monde (on se souviendra de la tempête de neige du 19.09.09 !)

 

-          Diaspora énorme, alors que le pays compte 2,8 Millions d’habitants, 5 M de Mongols vivent à l’étranger (notamment en Chine et Russie)

 

-          Religion : bouddhisme lamaïste

 

-          Taux d’alphabétisation : 98% (chapeau ! le seul problème pour nous, c’est qu’ils écrivent en cyrillique…vas leur montrer un  nom de rue ou de ville sur ta carte écrite en alphabet latin !)

 

-          1er producteur mondial de cachemire

 

-          Animal fétiche : l’aigle

 

-          Boisson locale : l’airag (lait de jugement fermenté légèrement alcoolisé, mmm un délice pour les papilles…averties) ; selon les traditions locales, 3 à 4l d’airag/jour dispensent de nourriture solide. Faut dire qu’entre du lait fermenté alcoolisé et du mouton bouilli, mon cœur et mon estomac balancent !

 

-          Fléau local : l’alcoolisme, fallait s’en douter…51,2% de la population abuse…ah ouais quand même ! la mortalité liée à l’alcool est estimée à 27,5%

 

-          Savoir-faire : le crachat, comme dans tout bon pays d’Asie, le Mongol sait cracher, racler, gargariser

 

-          Un vêtement : le deel, long manteau ce laine serré à la taille par une large ceinture de tissu (selon la coupe et la couleur, on peut déterminer l’origine ethnique de l’individu)

 

-          Habitat : la ger (ou yourte), que nous avons testé pendant plus d’une semaine et avons pris garde à respecter les règles et coutumes,

-          Fête nationale : le Naadam, qui se déroule chaque année en Juillet, signifiant « les 3 jeux virils » et consistant en des combats de lutte, des courses de chevaux et des compétitions d’archers.

-          Ovöo : empilements de cailloux, bois et objets divers, décorés d’écharpes bleues,  situés généralement  aux cols des montagnes ou à proximité des endroits sacrés. Ce sont des offrandes aux esprits, témoignant des croyances animistes des Mongols.

-          Animaux domestiques (quelque peu différents des nôtres) : chevaux, chameaux, chèvres, moutons, yaks

  

La Mongolie sera pour nous synonyme de tempête de neige en Septembre, de chevauchée fantastique à dos de poney, de vaccin contre le mouton, d’airag, du vol des oiseaux qu’on entend passer, des mateurs, des pistes ensablées et ondulées, des « Okey ?!» (c’est bien le même que dans les Visiteurs, mot utilisé par les Mongols pour nous interpeler dans la rue).

La Mongolie c’est la 5ème dimension, de par la notion d’espace et de temps qui y est bouleversée, et la présence d’extra-terrestres (nous ;))

 

La Mongolie à vélo, c’est comme le film « un jour sans fin », des journées qui se succèdent et qui se ressemblent, des étapes qui n’en finissent pas avant de voir enfin un paysage nouveau.

Et pourtant, à son échelle toute entière, la Mongolie présente des paysages divers et magnifiques (cf. nos differentes remarques cinematographiques).

 

Pour ceux qui seraient tenter de visiter ce pays, je ne pourrai que leur conseiller de se rendre dans le nord ouest (lac Khovsgol), à l’ouest dans le Khangaî et le sud dans le Gobi mais en utilisant tous les moyens de locomotion possible, du train, à la jeep, à l’avion domestique (bien que nous n’en ayons vu aucun…) et au cheval J. Remarque évidente : ne pas chercher à tout voir, mais surtout ne pas tout faire en van.

Bon nombre de touristes n’utilisent que la jeep/van et sont usés au bout d’une semaine, passant plus de temps dans le véhicule qu’à découvrir le pays lui-même.

A present, nous avons hâte de faire bichonner Mulot&Tornado à Pékin, de leur faire prendre les rues des hutongs, puis les grandes routes de l’Empire du soleil.

Après les pistes défoncées sans personne, je pense qu’une drôle d’aventure nous attend en Chine (après la solitude, l’oppression circulatoire !?). Nous ne serons plus pressés par le climat ni la durée du visa.

 

On ne se fait plus d’illusion sur le vent, on se dit que c’est la plaie du cycliste, mais on ne devrait plus hésiter chaque km pour savoir si nous sommes dans la bonne direction ou non, ni avoir à calculer/prévoir notre autonomie (en eau et nourriture) afin de ne pas connaitre la panne sèche, ni à jouer à Yakari pour savoir s’il y a des traces de vie dans les parages.

   
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